Shogun, unificateur du Japon
Tokugawa Ieyasu
徳川家康 · 1543–1616 · D'Azuchi-Momoyama à l'époque d'Edo
Tokugawa Ieyasu (徳川家康) mit fin à cent ans de guerre civile et fonda la famille qui allait gouverner le Japon en paix pendant plus de 250 ans. Il était patient là où ses rivaux étaient téméraires, et parmi les trois grands seigneurs de guerre qui unifièrent le pays, il fut le dernier debout, et celui qui parvint à conserver ce que les autres avaient conquis.
La patience qui a triomphé
Ieyasu était un seigneur mineur, retenu en otage enfant. Pendant des décennies, il servit comme allié et vassal des seigneurs de guerre Oda Nobunaga puis Toyotomi Hideyoshi, attendant son heure. Quand Hideyoshi mourut, il la saisit : à la bataille de Sekigahara en 1600, il brisa le camp adverse en une seule journée, et en 1603 l'empereur fit de lui shōgun. Un dicton bien connu compare les trois hommes selon la façon dont chacun traiterait un coucou qui refuse de chanter : Nobunaga le tuerait, Hideyoshi le persuaderait, et Ieyasu attendrait simplement qu'il chante de lui-même.
Le dieu de Nikkō
Depuis sa nouvelle capitale à Edo, aujourd'hui Tokyo, Ieyasu mit en place un système de règles qui maintint le pays stable pendant des générations. Après sa mort, il fut consacré comme dieu, Tōshō Daigongen, au sanctuaire de montagne de Nikkō, où son petit-fils construisit en son honneur le brillant Tōshō-gū, tout d'or et de laque. Le seigneur de guerre discret devint un dieu veillant sur la paix qu'il avait bâtie.
Portrait: Kanō Tan'yū · Public domain · via Wikimedia Commons