Le mochi (餅) est un gâteau de riz doux, moelleux et élastique, fait en pilant du riz gluant étuvé jusqu'à obtenir une masse lisse et collante. Neutre en lui-même, c'est une toile vierge : on l'enroule autour de pâte de haricots sucrée, on le grille jusqu'à ce qu'il gonfle et se boursoufle, on le plonge dans une soupe, ou on le saupoudre de farine de soja grillée. Son élasticité caractéristique, s'étirant en longs fils, fait partie du plaisir.
Comment il est fait
Le mochi traditionnel vient du mochitsuki (餅つき), un rituel communautaire, presque athlétique : du riz mochigome étuvé est placé dans un grand mortier de bois ou de pierre et pilé à coups de lourds maillets, tandis qu'un partenaire, avec un sang-froid stupéfiant, plonge la main entre les coups pour replier et humidifier la masse. Le rythme piler, tourner, piler est un spectacle familier au Nouvel An et lors des fêtes locales. La plupart du mochi quotidien est aujourd'hui fait à la machine, mais le pilage survit comme un événement saisonnier bien-aimé.
Rituel et saison
Le mochi est lié au tournant de l'année. Au Nouvel An, les foyers exposent le kagami-mochi (鏡餅), deux gâteaux ronds empilés et surmontés d'une orange amère, une offrande aux divinités qui est ensuite brisée et mangée. La soupe du Nouvel An, l'ozōni, contient presque toujours du mochi. Mais il porte aussi une vraie mise en garde : la même texture collante qui le rend délicieux en fait un véritable risque d'étouffement, et chaque mois de janvier, les nouvelles rapportent des décès parmi les personnes âgées, un rappel de le couper en petits morceaux et de bien mâcher. Au fil de l'année, le mochi colore aussi les saisons : le kusa-mochi (草餅) vert, parfumé à l'armoise, au printemps, le hishimochi rose-blanc-vert pour la Fête des poupées.
Mots et expressions à retenir
Idiomes et proverbes à emporter
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餅 : le caractère pour le gâteau de riz lui-même ; le verbe pour le fabriquer, mochitsuki (餅つき), littéralement « pilage de mochi ».
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餅は餅屋 (mochi wa mochiya) : « pour le mochi, va à la boutique de mochi », laisser chaque tâche à son spécialiste. Un proverbe bâti sur cet aliment, signifiant que l'expert fait toujours mieux.